La VMC est essentielle dans un logement. Elle permet de renouveler l’air intérieur, d’évacuer l’humidité et de limiter l’apparition de moisissures. Pourtant, son bon fonctionnement dépend en grande partie de son entretien. Avec le temps, de la poussière, des pollens et des graisses s’accumulent dans les conduits et sur les grilles d’aération. Cela peut entraîner des dysfonctionnements, des nuisances sonores, une baisse de performance et dans certains cas, des risques pour la santé. C’est pourquoi nettoyer la VMC régulièrement est indispensable.
L'entretien de la VMC par un particulier
Beaucoup de particuliers se demandent s’ils peuvent entretenir leur VMC eux-mêmes. La réponse est oui, mais seulement la grille d’aération.
Certaines étapes simples peuvent être réalisées sans connaissances techniques. D’autres nécessitent l’intervention d’un professionnel. Tout dépend de la partie du système concernée. Les grilles et bouches d’extraction peuvent être nettoyées facilement. En revanche, le moteur, le caisson d’extraction et surtout le réseau de gaines exigent un matériel et un savoir-faire spécifiques.
Le nettoyage de la VMC ne doit pas être fait au hasard. Nous vous recommandons de procéder à un entretien deux fois par an. Le printemps et l’automne sont les périodes idéales. En hiver, la ventilation fonctionne plus longtemps car les logements sont peu aérés. Cela provoque une accumulation plus rapide de poussière. Au printemps et en été, la pollinisation et la chaleur favorisent aussi l’encrassement du système. Nettoyer la VMC à ces deux saisons permet donc de préserver sa performance toute l’année.
Avant de commencer, il faut localiser les bouches d’extraction. On les trouve généralement dans les pièces humides comme la cuisine, la salle de bain et les toilettes. Si les grilles sont démontables, il suffit de les retirer délicatement. Un simple lavage à l’eau froide permet de les nettoyer efficacement. Une fois rincées, il faut les sécher complètement avant de les remettre en place. Si les grilles ne peuvent pas être retirées, un chiffon sec ou un plumeau suffit à enlever la poussière visible.
À l’entrée du conduit, il est également possible de passer un chiffon pour dépoussiérer légèrement, sans jamais forcer à l’intérieur du système. Attention cependant, car l’aspiration de la VMC peut absorber votre chiffon. Une fois le nettoyage terminé, il suffit de replacer les grilles. Ces gestes simples permettent déjà d’améliorer le fonctionnement de la VMC. Mais ils ne suffisent pas.
Mais comment entretenir les conduits ?
Le cœur du système, ce sont les conduits de ventilation qui relient les différentes pièces au moteur. Or, ces conduits s’encrassent rapidement, surtout si le logement est exposé à la pollution, à la fumée ou à la poussière. Leur nettoyage est complexe. Il nécessite un équipement adapté comme des brosses rotatives ou des caméras d’inspection.
Seul un professionnel du nettoyage des conduits VMC est en mesure de réaliser cette opération dans les règles de l’art. En plus du nettoyage, il pourra vérifier l’état du moteur, contrôler le débit d’air et repérer d’éventuels défauts d’installation.
Si vous habitez en copropriété, il est probable qu’un contrat d’entretien soit déjà prévu par le syndic. Ce contrat comprend souvent le nettoyage des parties communes, mais aussi des bouches d’extraction situées dans chaque logement. Il est important de vérifier ce point pour éviter de payer une intervention inutile. Par ailleurs, certaines copropriétés imposent un entretien annuel obligatoire des installations privatives. Cela permet d’assurer un bon fonctionnement collectif du système de ventilation.
La règlementation
Dans le cas particulier des VMC gaz, la législation est encore plus stricte. Un arrêté du 23 février 2018 à l’article 26, alinéa 5 impose un entretien annuel pour nettoyer la VMC par un professionnel qualifié pour toutes les installations collectives. Le technicien doit vérifier les conduits, contrôler le bon fonctionnement des sécurités et nettoyer les éléments sensibles afin de respecter les normes du DTU 68.3. De plus, une inspection complète de l’installation doit être réalisée tous les cinq ans. Cette obligation vise à prévenir les risques d’intoxication au monoxyde de carbone. En maison individuelle, la réglementation est moins contraignante. Toutefois, en cas d’accident lié à un défaut d’entretien, l’assureur peut refuser de vous indemniser si vous n’êtes pas en mesure de fournir une attestation d’entretien.
Les questions fréquentes
Non, ce type d’intervention demande un savoir-faire technique et du matériel professionnel.
Le tarif varie selon la taille du réseau, le type de VMC, s’il s’agit d’une copropriété ou d’une maison individuelle.
Plusieurs signes doivent alerter, comme des bruits inhabituels, une humidité persistante dans certaines pièces, la présence de moisissures, ou encore une odeur désagréable.
Même si la loi ne l’impose pas, il est fortement recommandé de le faire régulièrement. Cela évite les pannes et garantit un air plus sain dans le logement.
Une simple eau savonneuse suffit, accompagnée d’un chiffon doux. Il est important d’éviter les produits chimiques ou abrasifs qui pourraient endommager le plastique.
Il permet d’éliminer les poussières accumulées, d’optimiser le débit d’air et de prolonger la durée de vie du système.
Prendre soin de sa VMC, c’est aussi prendre soin de la qualité de l’air intérieur. Dans un contexte où l’on passe en moyenne 80 % de notre temps en intérieur, c’est loin d’être un détail. Un air mal renouvelé peut avoir de grave conséquences. Il favorise l’apparition de troubles respiratoires, d’allergies ou de maux de tête chroniques. À l’inverse, une ventilation propre et efficace améliore le confort, réduit la consommation énergétique et prolonge la durée de vie des équipements.



